Kynren, le Puy du Fou anglais!

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Crédit: Kynren

« This is the story of us… » : les bénévoles en sweat-shirt rouge qui accueillent le public arborent fièrement ce message dans le dos. Nous sommes à Bishop Auckland, dans le comté de Durham, au Nord-Est de l’Angleterre.

Dans l’idée de dynamiser cette région sinistrée s’il en est, la société Eleven Arches, fondée par le mécène Jonathan Ruffer, achète un ancien golf abandonné et monte le projet fou d’une scénographie à l’image de celle du Puy du Fou.

Avec l’aide de son président, Nicolas de Villiers, à la direction artistique et d’une équipe de techniciens français en résidence, le spectacle son et lumières Kynren, An Epic Tale of England retrace aujourd’hui 2 000 ans d’histoire de l’Angleterre, par le petit bout de la lorgnette du comté de Durham. This is the story of us…

C’est la première « exportation » de la Cinéscénie, le célèbre spectacle de nuit du Puy du Fou. Deuxième parc d’attractions en France avec 1,9 million de visiteurs par an, il a été créé par Philippe de Villiers en 1977 au château du même nom en Vendée.

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Crédit: PAC

Chaque week-end  depuis le 2 juillet, 1 000 acteurs et techniciens bénévoles de 3 à 87 ans, les « Archers » (petit clin d’œil au feuilleton de BBC Radio 4 ?), accompagnés par 34 chevaux, 26 moutons, 2 chèvres, 2 vaches, 20 canards et 5 oies, présentent à Bishop Auckland un spectacle grandiose de 90 minutes.

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Crédit: MBC

A la tombée de la nuit, au loin, les 11 arches du viaduc victorien se dessinent dans le ciel. Face au château d’Auckland aux fenêtres illuminées, 23 scènes se succèdent sur fond de musique composée par le jeune Suisse Nathan Stornetta : du roi Arthur au Jubilée de Diamant de la Reine Elisabeth, en passant par la naissance du premier train de transport de passagers au monde -Darlington Railway, tout près d’ici, Shakespeare, les grèves de mineurs, la première guerre mondiale et même des archives sonores de Winston Churchill.

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Crédit: Kynren

Malgré le Brexit, l’histoire de nos deux pays est intimement liée : l’invasion des Normands en 1066 avec à sa tête Guillaume le Conquérant et, plus tard, en 1520, la rencontre au camp du Drap d’Or -près de Calais- de François 1er et Henri VIII le rappellent dans cette fresque historique.

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Crédit: Kynren

L’arrivée des reliques de St Cuthbert à la cathédrale de Durham, dans une scène magnifique aux effets de reflets saisissants de moines marchant à fleur d’eau, ainsi que le feu d’artifice final font de cette soirée une réussite spectaculaire et une belle entente cordiale artistique !

Souhaitons à Kynren une aussi longue vie que celle du Puy du Fou !

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Crédit: Kynren

MBC

Le saviez-vous ?

Kynren vient du viel anglo-saxon Cynren, qui signifie famille ou génération (les mots anglais kindred et next-of-skin ont la même racine).

 

Flatts Farm, Toronto, Bishop Auckland DL14 7SF – à 2,5 heures de Londres en train. Aéroport : Newcastle – Prévoir la nuit sur place (Premier Inn à Darlington).

Les vendredi et samedi soir jusqu’au 17 septembre 2016.

£25 – £55 (adulte), £19 – £41 (enfant de moins de 13 ans), parking (£1.50) à réserver à l’avance sur : www.elevenarches.org

Le spectacle est en plein air, prévoir vêtements chauds et vêtements de pluie (attention, pas de parapluie !) et un pique-nique.

Le Médecin malgré lui, version bilingue par Exchange Theatre

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À l’heure où le Brexit ferait douter certains de la pérennité de l’entente cordiale, la troupe d’Exchange Theatre joue la carte de l’intemporalité et de l’universalité de Molière, dans une version bilingue et déjantée de son Médecin malgré lui. Le texte est au cordeau, les acteurs généreux et les décors astucieux. On est plongé dans un univers visuel et sonore décalé qui porte la prose et la rend d’actualité.

Jouée en alternance dans les deux langues, la pièce reprend des couleurs d’aujourd’hui et fait entendre autrement les références familières de notre héritage littéraire. Dans cette salle de théâtre intime, le public fait véritablement partie du spectacle et comme l’affirme David Furlong, Sganarelle décoiffant et metteur en scène ultra-créatif, « le quatrième mur est abattu ».

Que vous connaissiez la pièce par cœur ou que vous souhaitiez la découvrir ou la faire connaître aux jeunes générations, ne ratez pas ce spectacle et parlez-en à vos amis francophones ou britanniques.

9e Bastille Festival – Jusqu’au 17 juillet au Drayton Arms Theatre

http://www.thedraytonarmstheatre.co.uk

Maud Martinelli

CFBL : un gala de fundraising à la française

Pour la 4ème édition du gala du Collège Français Bilingue de Londres (CFBL), l’équipe organisatrice a fait le maximum : un lieu époustouflant liant tradition victorienne et modernité, un clin d’œil à tous les voyageurs entre la France et l’Angleterre, qui passent devant cette bâtisse grandiose et rêvent un jour de pouvoir se retrouver à l’intérieur.

En entrant dans l’hôtel Renaissance de St Pancras, le rêve commence : un escalier digne d’un château du Val de Loire et un accueil VIP : photographe, coupe de champagne et canapés annoncent une soirée exceptionnelle, à l’intérieur ou sur la terrasse.

Les invités arrivent, vêtus de leur costume-nœuds papillon et robe de soirée paillettes, pour retrouver la communauté du CFBL que l’on a plaisir à revoir loin des grilles de l’école du nord de Londres.

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Après quelques coupes de champagnes et amuse-bouches, le diner est servi et la « silent auction » commence. Très vite, les prix s’enflamment, la bouteille de Château Gruaud Larose 1976 monte à £2,600 après 28 enchères ou le Château Talbot 1970 à £1,180.

Après quelques bouteilles de vin vides, la commissaire-priseur prend le relais et utilise toutes ses compétences pour faire monter les enchères. Certains se transportent en Suisse pour une semaine de ski dans un chalet pour 12, d’autres resteront à Londres pour un diner digne d’un grand chef préparé par les enfants avec l’assistance de David Gassian, directeur du primaire du CFBL.

Merci à tous ces donateurs qui ont accepté de jouer le jeu et qui ont levé £40,000 pendant la soirée. Les enfants du CFBL vous en sont très reconnaissants. Ces fonds permettront à l’école d’investir dans des équipements pédagogiques et des livres, de continuer la Radio récré et de proposer des projets et voyages toujours plus innovants et inoubliables. Ils permettront aussi à l’association des parents d’élèves de subventionner le FSF, la French Scholarship Foundation.

Merci à toute l’équipe organisatrice, Valérie de Bretteville en tête et à tous les volontaires qui depuis un an œuvrent pour cette soirée.

Merci à tous les sponsors. Sans votre générosité, ce gala n’aurait  pas eu le succès qu’il a connu.

Et enfin merci à nos invités d’exception, qui nous ont fait l’honneur de leur présence, Mme Sylvaine Carta Le Vert, Consule Générale de France à Londres et Mr Rémi Bourrette, Président du Comité de Gestion du CFBL.

Un dernier remerciement à Francois Xavier Gabet, Directeur du CFBL, qui soutient l’Association des Parents d’élèves dans tous ses projets.

Delphine Ingelaere, pour CFBL Parents

Sponsors & Partners

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Dutch Flowers à la National Gallery

 

 

La National Gallery consacre une nouvelle exposition aux fleurs: tulipes, roses, jacinthes…

La tradition de peindre des fleurs est née aux Pays-Bas avec Jan Brueghel le Vieux. D’Ambrosius Bosschaert le Vieux, aux tableaux complètement anti-nature (puisqu’il choisissait des fleurs qui ne pouvaient pas fleurir à la même saison), à Jan Davidsz de Heem, qui présentait ses fleurs de façon moins statique, en passant par l’élégance des compositions de la seule femme de l’exposition, Rachel Ruysh, les 22 tableaux, dont la moitié viennent de collections privées, nous emmènent dans “un voyage à travers les XVIIè au XVIIIè siècles, dans lequel la nature représentée nous ramène à notre propre mortalité” (Gabriele Finaldi, nouveau directeur de la National Gallery). 

A voir de près: Flowers in a Glass Vase de Jacob Walscappelle de 1670, oeuvre nouvellement restaurée laissant apparaître un ver à soie en suspension. C’est le tableau préféré de Betsy Wieseman, commissaire de l’exposition.

L’avez-vous trouvé?

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Jusqu’au 29 août – de 10h à 18h (21h le vendredi)

National Gallery, Room 1 – Entrée gratuite

Texte et photos: MBC

Dheepan – Jacques Audiard, 2015

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Dheepan is the latest, Palme d’or winning film by Jacques Audiard.

The film follows 3 political refugees, Dheepan, Yalini and Illayaal, from Sri Lanka, who, in order to get asylum must pretend to form a family despite not even knowing each other prior to the film’s debut.

This film could have turned out to be a classic story of the outsider thrown into a new world but the point of view taken by the script here is quite brilliant. We get to see the life in the “Banlieue Parisienne”, made infamous during the 2005 riots through the innocent eyes of hopeful refugees who really just want to live a normal life.

Dheepan is mainly about the struggle of living with nsecurity in a suburb ruled by the drug trade and their local thugs. The film trades one civil war for another, albeit smaller in scale. Our refugees must also learn to live together as husband, wife and child and among the greater society around them. Dheepan does this really well by spending significant amounts of time developing subplots such as the tumultuous relation between Illayaal and her de facto mother.

The only quandary I have about the film is that with an almost 2-hour runtime, it can feel a little slow and perhaps too cerebral until you reach the tension-filled finale. It is worth noting however that Dheepan makes good use of the diversity of languages in the film, it feels very international in this way.

In a Europe where the Syrian refugee crisis creates massive tumult amongst the politicians, Dheepan puts a human face on civil war refugees, fragile and not always virtuous. The characters all have a heavy burden to carry, but they are not demonised throughout the film. It is the sign of good filmmaking when complicated people are shown with their good and bad sides.

GT

In Tamil, French & English with English subtitles

In UK cinemas, April 8.

The 2016 L’Echo Young Journalist of the Year Awards Ceremony

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Laurence Nelson (Whitgift School), Theodore Skinner (2016 Collégien winner), Paul Floquet (2015 Lycéen winner), Estelle Nilson-Julien (2016 Lycéen winner), Henry Schmidt (Ici-Londres), Sonia Stolper (Libération) and Haru Yamada (L’Echo Magazine).
Crédit photo: MBC

 

The 2016 L’Echo Young Journalist of the Year Awards Ceremony took place at La Librairie La Page in South Kensington on Tuesday, the 22nd of March. The celebration was attended by the winners and their families, judges of the competition, work experience providers, teachers, school administrators, last year’s winner, and many sponsors. In its second year, the competition with the theme 24 Hours in the Life of a London Teen chosen by a 2e class had seven times the number of entries as in our inaugural year, with entries in both English and French, and from the Lycée Français Charles de Gaulle and the Whitgift School.
So without further ado, we announce the winners:
Jean-Baptiste Adams, from the Whitgift School, in the young Collégien category, for his article in French, Un adolescent franco-anglais à Londres.
Theodore Skinner, from the British Section of the Lycée Français Charles de Gaulle, in the Collégien category for his article in French, Points de vue.
Estelle Nilsson-Julien, from the Lycée Français Charles de Gaulle in the Lycéen category, for her article in English, A Teenage Champion.
A special personal thanks to:
Isabelle Lemarchand for the venue La Librairie La Page.
Journalist Judges on our Panel: Sonia Stolper, Libération; Jon Henley, The Guardian; Timothée de Faramond, BBC Radio 4; Marie-Hélène Martin, L’Obs, Le Nouvel Observateur.
Media sponsors who have offered our young winners mentoring and shadowing experiences: Henry Schmidt of Ici-Londres; Elisabeth O’Regan of French Radio London; Nadège Alezine of Bealondoner.
Teachers and School Administrators: Caroline Pariente Mansourian, CDI, LFCDG; Valérie Flatot, French Dept., LFCDG; Agnès Villette, French Dept., LFCDG; Deirdre Maguire, English Dept., LFCDG; Laurence Nelson, French Dept., Whitgift School.
Thank you also for all the prizes from Acticours, Brigitte Rinner Sophrology, Cinebook, Escrime Academy, Hydrofit, Ici-Londres, Les Petites Etoiles and The European Bookstore.

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Fréro Delavega: interview

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Les jeunes Girondins Florian et Jérémy ont fait sensation sur le net avec des vidéos de reprises acoustiques très personnelles (Le Chant des Sirènes a été vu plus de 26 millions de fois sur Youtube), le grand public les découvre lors de leur passage à l’émission The Voice 3. Ils ont déjà sorti 2 albums (plus de 500 000 CD vendus en France) et se produiront pour la toute première fois à Londres les mardi 19 et mercredi 20 avril 2016.

Sur la route depuis plusieurs mois pour une tournée marathon, Florian Delavega a répondu seul aux questions de L’Echo Magazine entre deux concerts.

Vous venez de sortir un deuxième album (Des Ombres et des Lumières) un an après Fréro Delavega, vous êtes en tournée dans toute la France, votre concert à l’Olympia à Paris est complet, y a-t-il une urgence en vous ?

Pas d’urgence, non, on travaille à notre rythme. On avait envie de sortir un album qui nous corresponde plus. On a évolué, on a progressé depuis notre premier album, on va plus en profondeur.

On sent beaucoup de sincérité dans vos textes. Quel est votre processus de création ? Travaillez-vous ensemble ou arrivez-vous chacun avec vos idées ?

On travaille plutôt chacun de notre côté et puis on met tout en commun. On se nourrit de nos expériences personnelles, on aime bien tous les deux les thèmes de la nature, de la conscience, de l’éveil… On veut créer une émotion. On crée, on cherche des accords, des mélodies. On est très différent mais très complémentaire. Ensemble, on fait des chansons guitare-voix ou d’autres plus orchestrées, comme Cœur Eléphant, par exemple.

C’est votre deuxième tournée marathon : vous sentez-vous proche de votre public ? Est-ce que vous ressentez les mêmes choses à chaque concert ?

On fait effectivement beaucoup de dates, avec un public extraordinaire qui nous suit. On a des surprises à chaque concert, les relations sont différentes, mais on aime beaucoup la proximité qu’on a avec notre public.

Comment vous présenteriez-vous au public londonien qui ne vous connaît pas encore ?

On est un duo de garçons qui chantent en harmonie. Venez-nous voir et vous verrez !

MBC

 

 

 

Marguerite

De Xavier Giannoli, 2015

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La riche et excentrique Baronne Marguerite Dumont (Catherine Frot) vit dans une grande maison avec ses domestiques et son majordome Madelbos (Denis Mpunga). Il s’occupe d’elle comme un père, ou peut-être bien comme un amoureux. Elle trompe sa solitude et les absences répétées de son mari (André Marcon) en chantant des airs d’opéra, quatre à cinq heures par jour, en compagnie de son paon et de son serpent. Pour elle, il n’y a que la musique qui compte : Bach, Bizet, Handel, Mozart, Purcell, Verdi, Vivaldi, Wagner. Elle possède 1 487 partitions originales et se fait photographier par Madelbos dans des costumes et des décors de scène, qu’elle chine inlassablement. Elle a mis du temps à « trouver ses voix » et n’est pas contente « de ses aigus ».

Après quelques concerts privés au profit des orphelins de guerre (nous sommes en 1920 à Paris), elle rêve de chanter devant un vrai public. Mais… personne n’a jamais eu le courage de lui dire qu’elle chantait… complètement faux. Marguerite chante, « divinement, sublimement, sauvagement faux », selon le poète anarchiste et admiratif Kyril Von Priest, (Aubert Fenoy). Son interprétation toute personnelle reflète une sincérité et une vérité qui émeut. Elle chante, avec son corps et son innocence. Pour elle « rien n’est plus beau que les applaudissements, à part l’amour d’un homme ». Elle chante pour que son mari la regarde… « La cause était juste, mais la voix était fausse », titrent les journaux qui n’arrivent pas jusqu’à Marguerite ; Madelbos est là encore pour la protéger dans cette vie de mensonges.

On rit dès les premières notes chantées par Marguerite au tout début de ce beau film de deux heures. Le ton est pourtant grave et triste. Mais à l’unisson avec Madelbos, on se pose vite la question suivante : « Qui a le cœur assez pur pour la juger ?».

Inspirée de la vie de la soprano américaine Florence Fosters Jenkins (Stephen Frears sortira justement, en mai prochain un film éponyme avec Meryl Streep et Hugh Grant), l’histoire magnifiquement filmée par Xavier Giannoli est transposée dans le Paris d’après-guerre. Le film aux nombreux prix, dont quatre Césars (Meilleure actrice, Costume, Décors et Son), sort au Royaume-Uni le 18 mars, à Hackney Picture House à partir du 25 mars.

http://www.margueritefilm.co.uk

MBC

 

 

Le Lebey Paris-London

Lebey Paris-London

 

Le premier guide des meilleurs bistrots et gastropubs à Paris et à Londres est paru, dans les deux langues ! Les 200 adresses recensées ont été visitées une fois ou plus par des enquêteurs incognito. L’accent est mis sur la viande (tant pis pour les végétariens…), avec des croquis très pratiques sur la découpe de l’agneau et du bœuf dans nos deux pays. Le format du guide permet de le glisser facilement dans son sac.

Lors de son lancement en novembre dernier, les éditions Lebey ont remis à Paris, en présence de Sir Peter Ricketts, Ambassadeur de Grande-Bretagne le Prix du bistrot parisien à l’Atelier Vivanda, 18 rue Lauriston, 75116 et à Londres, en présence de S.E. Sylvie Bermann, Ambassadeur de France au Royaume-Uni, le Prix du Gastropub londonien au Harwood Arms, Walham Grove, SW6 1 QP.

La Librairie La Page est le distributeur exclusif du guide au Royaume-Uni.

Lebey Editions,- 7,50 EUR

Texte et photos: MBC

 

Concours Nolwenn Leroy

L’Echo Magazine vous fait gagner des CD!

Cover Bretonne (Deluxe Version)

Bravo à Delphine T. qui a gagné l’album « Bretonne » de Nolwenn Leroy, en répondant « 2002 » à la question suivante: “En quelle année Nolwenn Leroy a t-elle remporté la Star Academy?”

De L’Amour

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C’est le 50e album de notre Johnny national. Sorti en novembre en France, enregistré à Los Angeles et Paris, produit par Yodelice, De l’amour est disponible aujourd’hui au Royaume-Uni. Le French Elvis aux 110 millions de disques vendus s’est entouré de belles plumes pour coller à l’actualité (Valise ou cercueil, de Pierre Jouishomme, parle des migrants fuyant la Syrie), raconter sa vie (Une vie à l’envers, de Vincent Delerm) ou rendre hommage aux victimes des attentats à Paris (Un Dimanche de Janvier, de Yodelice). Un Johnny plus intime, plus engagé, avec toujours du blues, du rock et du rockabilly.

MBC

Bravo à Isabelle F. qui a gagné le CD De l’amour au concours L’Echo!

 

La mue du V&A

Conservateur au travail sur le moulage du David de Michel-Ange (c) Victoria and Albert Museum, London

Conservateur au travail sur le moulage du David de Michel-Ange
Crédit photo: Victoria and Albert Museum, London

 

Le Victoria & Albert Museum, V&A pour les intimes, est un musée national d’art, de design et de spectacle en perpétuel mouvement.

Le succès de l’Exposition Universelle de 1851 a donné de l’ampleur à ce qui était à l’origine, le musée de l’école de Design, fondé en 1837, à Somerset House.

Le nouveau musée, un temps à Marlborough House, s’est finalement installé à South Kensington, en 1857.

Le nom actuel lui est donné en 1899 à l’occasion de la pose, par la reine Victoria, de la première pierre du nouvel édifice conçu par Aston Webb.

Essentiellement musée des arts décoratifs, le V&A met l’accent sur les matériaux et les techniques et décline,  sous tous leurs aspects, céramiques, meubles, textiles, bijoux, vitraux, ferronneries, photos, éléments d’architecture, sculptures, peintures et cetera. Mais la collection du V&A est si immense que les pièces de musée peuvent aussi, s’offrir le luxe d’être rassemblées, en dehors de leur spécificité technique, en fonction de leur zone géographique. C’est ainsi qu’Asie et Europe se partagent les lieux.

Longtemps sorte de caverne d’Ali Baba au charme désuet, le musée perd son aspect poussiéreux avec l’inauguration, en 2001, des nouvelles « Galeries Britanniques ».

Au lieu d’être simplement présentés en tant que tels, les chefs-d’œuvre du British design  sont, dorénavant, dans leur contexte historique et social. L’information, discrètement affichée et abondante, ne décourage pas le passant mais incite le curieux à revenir. L’histoire racontée est celle d’une Angleterre qui, d’importatrice au XVIème siècle et sujette aux modes du reste de l’Europe, s’impose au reste du monde à l’époque victorienne. Histoire documentée qui plait tant aux visiteurs anglais qu’aux étrangers, tous sensibles à la mise en scène instructive et plaisante. Ce succès va donner des ailes aux conservateurs et designers qui vont, dés lors, s’atteler à ce qu’ils appellent « le plan du futur » où ils vont, avec le même esprit inventif, réorganiser les collections et restaurer les lieux qui les abritent. Parmi les multiples projets réalisés ensuite, celui des nouvelles « Galeries du Moyen-Age et de la Renaissance » a créé l’évènement en 2009. Des objets qui n’avaient pas été exposés depuis longtemps sont alors sortis de leurs réserves pour raconter l’histoire de l’art et des arts décoratifs européens depuis la chute de l’Empire Romain jusqu’à la fin de la Renaissance. Les Galeries « Europe 1600-1815 », ouvertes en décembre 2015,  les prolongent et c’est une Europe rénovée qui s’étend maintenant d’est en ouest, le long de Cromwell Road.

Au dernier étage du bâtiment donnant sur cette rue, se trouve le rayon céramique. Leur réorganisation achevée en 2010 a fait se juxtaposer, pour la première fois, les céramiques européennes et asiatiques soulignant ainsi le lien qui existe entre les deux.

Les céramiques étaient, avant l’agrandissement du musée conçu par Webb, au dessus du café, derrière la façade en terre cuite qui domine le côté nord du jardin. La restauration en 2002 de ces espaces où brille dorénavant l’orfèvrerie, a remis en lumière la frise peinte portant les noms des centres de production de céramique.

Les 2 grandes cours vitrées créées en 1873 pour rassembler les moulages sont les seuls lieux à avoir gardé leur fonction d’origine.

La rénovation de 2014 a concerné la salle qui abrite notamment la réplique, haute de 5m, du Michel-Ange de David. Le travail de restauration a rendu au décor sa splendeur d’origine. Les objets, restaurés eux aussi, ont dévoilé à cette occasion, certains aspects de la technique de fabrication des moulages que la nouvelle présentation permet de mieux comprendre.

La liste de tous les chantiers entrepris, depuis 15 ans, est trop longue pour être citée ici,  mais sachez qu’une nouvelle entrée, Exhibition Road, ouvrira ses portes au public en 2017. Elle donnera accès, à travers une cour magnifique, à un nouveau café et à de nouvelles salles d’expositions.

Le V&A n’a pas fini d’inspirer artistes et designers !

Agnès Anquetin-Dias

 

Victoria & Albert Museum, Cromwell Road, SW7 2RL

Ouvert de 10h à 17h45 (22h le vendredi)

Entrée gratuite

 

 

 

KXKitchen

De bons petits plats de qualité, livrés chez vous en moins de 45mn, c’est possible?

L’Echo a testé pour vous Chelsea Kitchen, un nouveau service de livraison de plats sains et équilibrés, qui tient ses promesses.
La salade de fèves de soja vertes est au millet (Pulsed pea and edamame Bean salad with millet – £11.50), sans gluten, sans produits laitiers, sans blé et sans noix et n’en reste pas moins délicieuse.
Le curry au poulet au lait de coco, (Coconut chicken curry – £16), sans produits laitiers ni noix, arrive chaud dans une boîte isotherme. La portion est copieuse mais, il vaut mieux se préparer une portion de riz basmati pour l’agrémenter (à moins de commander une portion de riz sauvage à £5).
Le gâteau au citron, Lemon Honey Drizzle Cake (£6), est accompagné d’un petit yaourt à la noix de coco et aux pistaches.
Parmi les 12 entrées, 16 plats principaux et 5 desserts du menu minutieusement concocté par les chefs Natasha Corrett, Lorraine Pascale et Harry Hensman, vous trouverez votre bonheur si vous êtes végétarien ou végétalien et si vous souffrez d’intolérance au gluten, au blé ou aux produits laitiers.
KXKitchen livre en SW1, SW2, SW3, SW4, SW5, SW7, SW8, SW9, SW10, SW11, W8 et SE11.
http://www.kxkitchen.co.uk

Texte et photos: MBC

Nolwenn Leroy, Bretonne en Ecosse

Cover Bretonne (Deluxe Version) 

Chaque année en janvier depuis 1994, la ville de Glasgow résonne au son du folk, du blues et du jazz : le festival Celtic Connections réunit, pendant 15 jours, musiciens écossais et artistes du monde entier pour célébrer la culture celte.

Nolwenn Leroy a chanté le 30 janvier 2016 en première partie du concert de Karen Matheson, chanteuse du célèbre groupe Capercaillie. Entre l’enregistrement de l’émission Hommage à Michel Delpech et la soirée des Enfoirés, elle répond gentiment aux questions de L’Echo.

Vous êtes invitée pour la première fois aux Celtic Connections, comment réagissez-vous quand les Britanniques vous comparent à Kate Bush ou à Tori Amos ?

Je suis très honorée, moi, humble Bretonne, de pouvoir me présenter au public écossais avec mes chansons, en breton et en français. Je ne suis jamais allée à Glasgow. J’avais juste enregistré une émission à Edinburgh il y a quelques années. Pour le concert, j’ai choisi des titres de Bretonne, bien sûr, mais aussi d’Histoires Naturelles. C’est magique de pouvoir participer à ce festival, de prouver mon appartenance à la culture celte, mais la barre est très haute! Kate Bush, pour moi, c’est la grande prêtresse, c’est l’inspiration même, c’est elle qui a ouvert la voie à un tas de chanteurs dans le monde. Je suis passionnée par la culture et la littérature anglaises, j’ai travaillé avec des musiciens anglais pour Bretonne, et avec Jon Kelly, le producteur de Kate Bush, d’ailleurs.

Considérez-vous, à l’instar d’Alan Stivell, que la langue celtique est une passerelle entre le passé et aujourd’hui ?

J’assiste à une véritable Master Class quand je vois Alan Stivell. C’est le barde qui transmet… Il a une telle richesse, une telle ouverture, il m’a soutenue à travers mon projet de Bretonne. Je suis née en Bretagne, j’ai un fort caractère, un caractère breton, je suis passionnée dans tout ce que je fais, je porte au maximum les messages qui me tiennent à cœur. Quand j’ai fait Bretonne, au départ, j’ai surtout voulu me faire plaisir. La langue bretonne me rappelait des souvenirs d’enfance, c’est mon patrimoine, mon histoire ; en chantant en breton, je marque mon appartenance à une communauté. Il y a un adage qui dit que quand on ne sait pas d’où on vient, on ne sait pas où on va. Le breton est une véritable langue, je la transmets. L’accueil qu’en a fait le public, toutes générations confondues, n’était pas prévu, alors maintenant, j’ai envie de partager cette nostalgie commune avec le plus grand nombre.

Quel est votre meilleur souvenir de duo ?

Laurent Voulzy sans hésiter. Il est arrivé dans ma vie à un moment où j’avais besoin de repères, je devais construire ma carrière sur quelque chose de solide, je sortais d’un Talent Show et j’avais besoin de crédibilité. Il m’a permis d’écrire mes propres chansons. Je suis toujours émerveillée par son amitié, la douceur dans sa voix. En enregistrant l’émission Hommage à Michel Delpech avec lui, j’ai retrouvé la même émotion de notre première rencontre.

Vous êtes la chanteuse préférée des Français, vous avez votre statue de cire au Musée Grévin, une astéroïde a même été nommée en votre hommage, comment le vivez-vous ?

C’est une histoire de 13 ans. Je ne communique pas beaucoup, je suis plutôt de nature discrète, c’est assez paradoxal par rapport à notre époque ; je ne crée pas de liens avec les médias ou les réseaux sociaux. En fait, j’ai un lien fort avec le public : je fais beaucoup de tournées, je vais dans des grandes villes, des petites villes, j’aime le contact, j’aime le partage, j’aime partir à la rencontre des gens. Je respecte mon public et c’est mutuel. C’est un lien que rien ne remplace. Je suis heureuse d’être une artiste populaire et j’aime la reconnaissance du public.

Avec votre emploi du temps chargé, vous avez le temps d’être très engagée dans le domaine caritatif et dans la protection de l’environnement ?

Ma rencontre avec l’Abbé Pierre, « avant de partir pour ses grandes vacances », comme il disait, a été décisive. C’est un combat quotidien, difficile, de lutter contre le mal logement, la précarité. Ça se passe au bas de chez nous. Aujourd’hui, c’est un problème qui s’installe, il faut multiplier les actions, c’est ce que je fais avec mon engagement pour la Fondation Abbé Pierre, les Restaus du Cœur, les Enfoirés… Pour apporter de l’aide à des gens qui en ont besoin. Pour l’environnement, c’est la même chose, peu importe l’étiquette politique, les combats se rejoignent. Si je n’avais pas été chanteuse, j’aurais travaillé dans l’humanitaire.

Propos recueillis par Marie-Blanche Camps

 

www.celticconnections.com

Le César du meilleur réalisateur revient à Arnaud Desplechin pour « Trois souvenirs de ma jeunesse » (My Golden Days)

My Golden Days

 

L’Echo a vu pour vous My Golden Days (Trois souvenirs de ma jeunesse), d’Arnaud Desplechin. Paul Dédalus, personnage principal de Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) et adolescent d’Un conte de Noël, revient sur ses amours et ses souvenirs de jeunesse à Roubaix, la ville natale de Desplechin. La narration et le jeu des acteurs n’est pas sans rappeler les péripéties amoureuses d’Antoine Doinel, dans les films de la nouvelle vague initiée par François Truffaut. Deux heures de pur cinéma et 11 nominations aux Césars 2016!

MBC

 

‘Belle et Sébastien: L’Aventure Continue’

 

Belle et Sébastien, l'aventure continu...

Film : Belle et Sébastien – L’Aventure continue

Pour les quinquagénaires qui se souviennent de la série diffusée par l’ORTF, voici l’occasion de faire découvrir Sébastien et sa chienne Belle à leurs enfants, dans une histoire qui s’éloigne un peu du scénario originel de Cécile Aubry. Le réalisateur canadien Christian Duguay nous offre la suite du film Belle et Sébastien, réalisé par Nicolas Vanier en 2013.
Les paysages de montagne sont magnifiquement filmés, malgré la guerre qui gronde au loin et Tchéky Karyo campe le grand-père sympathique.
Avec Félix Bossuet, Tcheky Karyo et Margaux Chatelier.

Belle & Sébastien au Ciné Lumière dimanche 1er mai à 11h et samedi 7 mai à 14h.

MBC

‘We’re wild About Fulham’

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 London photographer Andrew Wilson has published a number of photographic books about the villages of West London, always accompanied by his springer spaniel Josie who has acted over a year as a helpful photographer’s assistant on many occasion by splashing into ponds to create dramatic effects, encouraging seagulls to take wing and charming local residents.

His new photographic books of London village life is ‘Wild About Fulham’.

An introduction by local historian, Caroline MacMillan, sets the historical background of this popular neighborhood, and suggested walking trails through areas of interest are included: landmarks of riverside Fulham, wildlife and landscapes through the seasons, events such as fairs, farmers’ markets, Fulham FC in action and Polo in the Park…  Covering the ground from Putney Bridge to Parsons Green, Hurlingham to the borders of Hammersmith, including Marie d’Orliac school, Sands End to Walham Green, this colourful record of Fulham will make Christmas shopping for lovers of SW6 a synch.

We’re wild about FulhamAndrew Wilson, Unity Print & Publishing, £21.99 – Available through gift shops, bookshops and local Budgens stores in Fulham, or direct (including postage and packaging) from: www.unity-publishing.co.uk

Eva Cassidy’s Nightbird

The late American singer Eva Cassidy is remembered in Nightbird, a CD, LP and DVD set featuring eight previously unheard songs to be released on 13 November on Blix Street Records.
The 31 performances feature 12 previously unreleased recordings, including: Nightbird and jazz standards It Don’t Mean A Thing (If It Ain’t Got That Swing) and Fever. 8 of the songs have never been heard before! They showcase Eva’s wide musical range, among them: Son Of A Preacher Man, Route 66, Late In The Evening, Baby I Love You and Caravan.
The recordings have been remixed and re-mastered from the original tapes, and the concert footage has undergone painstaking restoration.Bar-photo-01